Il y a 28 ans, dans la salle d’attente d’À deux mains, j’ai réalisé que j’allais devenir une jeune maman. À cette époque, je n’avais pas les 5 $ que coûte le test de grossesse et l’infirmière m’a gentiment dit d’apporter l’argent seulement quand je le pourrais.
En grandissant, mon premier enfant s’est avéré être un individu brillant et indépendant, mais avec une tendance à l’autodestruction. Adolescent, il est devenu dépendant aux drogues. J’ai alors eu besoin d’aide extérieure. Quand il est devenu trop âgé pour relever de la direction de la protection de la jeunesse, et que son comportement a atteint un niveau que la famille ne pouvait plus supporter, je me suis retrouvée à lui demander de quitter notre foyer.
D’un travailleur social à un autre, il a atterri chez À deux mains. Là, on l’a aidé à gérer les nombreux problèmes auxquels il devait faire face et ce, en le traitant avec dignité et respect, peu importe son état de fatigue ou de désespoir.
Aujourd’hui, mon fils ne prend plus de drogue et occupe un emploi de chef cuisinier. Je suis une mère célibataire, travaillant dans le domaine des ressources humaines. Pour moi, le temps est venu de mettre la main à la poche et de rendre à À deux mains les 5 $ que je lui dois depuis 1984 !
Dana, une mère résidant à NDG
Head & Hands
