Solidarité autochtone / Indigenous Solidarity

(English below)

Déclaration de solidarité autochtone À deux mains

Cet énoncé a été rédigé après plusieurs années de réflexions sur une politique organisationnelle de lutte contre le racisme et grâce au travail de plusieurs générations de membres du personnel, de bénévoles et de client.e.s de À deux mains. Cette reconnaissance territoriale est un travail en cours ; un pas vers l’amélioration de l’organisation.

Nous vivons et travaillons sur le territoire non cédé du peuple Kanien’kehá:ka sur l’île de Montréal, connue sous le nom de Tio’tia:ke.

À deux mains reconnaît les effets de la suprématie blanche sur notre travail et la façon dont nous perpétuons ou intériorisant les pratiques de la suprématie blanche – en particulier dans la façon dont nous occuppons les terres autochtones. Elle est également enracinée dans notre dénie des effets de la suprématie blanche : après avoir existé sous ce système pendant des centaines d’années, nous devenons ignorant.e.s des effets micro et macroéconomiques sur les populations, les histoires et la sécurité autochtone.

Bien que chaque membre de notre organisation ait sa propre histoire avec cette terre et avec la violence du colonialisme, nous reconnaissons la longue histoire de la présence autochtone et la relation continue avec cette terre. Certains d’entre nous sont des colons, d’autres sont – ou de descendance- déplace.e de force, mais nous sommes collectivement engagé.e.s dans la poursuite de la décolonisation au sein de notre organisation.

À deux mains travaille activement à fournir des services qui renversent les pratiques institutionnelles tout en offrant des services médicaux, juridiques et sociaux (y compris du counseling). Tout au long de l’histoire du Canada, et jusqu’à ce jour, tous ces domaines ont causé d’immenses préjudices aux communautés autochtones. Les personnes au pouvoir au Canada – surtout des blanc.s – utilisent les institutions pour commettre le vol et la désolation des terres, la séparation continue des familles, la stérilisation forcée des femmes autochtones, le meurtre, l’effacement et l’assimilation. Ces torts se poursuivent : les services de protection de la jeunesse ont remplacé les pensionnats autochtones et le Scoop des années 60; les femmes, les filles et les personnes bi-spirituelles autochtones disparaissent; le taux de suicide chez les jeunes des collectivités autochtones est élevé. Ce sont là les résultats directs de la politique et des activités gouvernementales qui ont intentionnellement porté préjudice aux communautés autochtones par le déplacement forcé, la rétention des ressources et le génocide.

Ce que fait À deux mains devrait mettre tout le monde à l’aise, mais nous comprenons qu’en tant qu’institution dirigée par des non-Autochtones, notre organisation ne peut pas toujours être en sécurité parce que nous faisons partie d’un système complice de la violence.

À deux mains travaille et a travaillé avec les trois ordres de gouvernement du Canada, y compris pour l’acquisition de nos locaux actuels, que nous avons obtenus grâce à une entente avec la Ville de Montréal. À deux mains travaille également avec des entreprises et des institutions qui reproduisent ou tirent profit du colonialisme, qui contribuent à la destruction des terres et qui nuisent aux populations autochtones. Nous travaillons en collaboration avec des institutions qui ne partagent pas nos valeurs et nos objectifs et nous espérons que ce faisant, nous pourrons diffuser notre politique et notre approche.

Ce à quoi nous nous sommes engagés :

  • La déclaration officielle de reconnaissance et de solidarité de À deux mains doit être affichée bien en vue sur le site Web et dans les bureaux de À deux mains. Un lien vers l’accusé de réception en ligne doit être inclus dans tous les courriels signés par le personnel et dans la promotion de l’événement en ligne.
  • Le personnel de À deux mains est encouragé à faire une reconnaissance territoriale lors de tous les événements et ateliers. Celles-ci doivent être aussi peu écrites que possible et être basées sur le contexte de l’événement, le groupe réuni, le lieu de l’événement et la relation des membres du personnel avec la terre.
  • À deux mains doit fermer (pour toute la journée) en solidarité avec les femmes, les filles et les bispirituels autochtones disparus et assassinés, assister à l’événement et faire la promotion sur les médias sociaux. Elle a lieu chaque année en février et en octobre. Le personnel de À deux mains fera également du bénévolat à ces événements, au besoin.
  • À deux mains fera un don annuel d’au moins 5 000 $ à Native Montréal, sans égard aux contraintes budgétaires. Native Montreal est l’organisation autochtone la plus proche de NDG et offre des programmes pour les jeunes, les familles et la communauté LGBTQ. Dons faits en hiver.
  • À deux mains mettra de côté un minimum de 10 % des billets disponibles pour les événements À deux mains, qui seront offerts gratuitement aux jeunes et aux familles autochtones.
  • À deux mains poursuivra notre formation par l’entremise d’au moins un atelier par année, offert par un groupe ou une organisation autochtone, pour lequel nous paierons.
  • À deux mains participera et appuiera des manifestations de groupes autochtones qui s’alignent sur les valeurs discutées dans la présente Déclaration de solidarité.
  • Tous les ateliers À deux mains sont offerts gratuitement aux organisations autochtones.
  • Les groupes et organisations autochtones peuvent utiliser l’espace d’À deux mains gratuitement.

 

La reconnaissance des terres n’est pas une réconciliation. Il ne suffit pas de reconnaître la terre et la violence sans agir. À deux mains veut être co-résistant , mais comprend que nous en sommes encore loin.

Si vous souhaitez nous parler de notre travail, de nos engagements ou de notre reconnaissance de terrain, veuillez remplir un formulaire de commentaires ici.

 

Reconnaissance territoriale

Tio’tia:ke (Montréal) a longtemps été un lieu de rencontre et d’échange entre les nations, y compris les Kanien’keha:ka (de la Confédération des Haudenosaunee), les Hurons/Wendat, les Abénaquis et les Anishinaabeg (Algonquin).

Nous remercions la terre sur laquelle nous vivons de nous avoir fourni les ressources nécessaires à notre survie et à notre croissance. La Terre a existé bien avant que les humains ne l’aient habitée, et elle persistera longtemps après notre départ. Nous reconnaissons le rôle des Kanien’keha:ka, en tant que gardiens des terres et des eaux, dans la protection et l’entretien des ressources dont nous bénéficions aujourd’hui.

Nous reconnaissons également les centaines de groupes des Premières nations, des Inuits et des Métis qui ont été les intendants de l’île de la Tortue, et nous appuyons la résistance autochtone continue dans tout le ” Canada “.

Ce texte a été approuvé pour la première fois par le personnel en mars 2019. Il sera réexaminé une fois par an.

 

Liens

Certaines parties de notre déclaration et de notre reconnaissance font référence à la reconnaissance du terrain de l’Université Concordia. Il a été rédigé par Shiann Wahéhshon Whitebean, Karl S. Hele et Louellyn White: https://www.concordia.ca/about/indigenous/reconnaissance-territoriale.html 

Native Land: https://native-land.ca

apihtawikosisan : beyond territorial acknowledgements: https://apihtawikosisan.com/2016/09/beyond-territorial-acknowledgments/

 

Coalition d’organismes communautaires : Vous pensez aux reconnaissances foncières ? Voici quelques ressources. https://coco-net.org/thinking-about-land-acknowledgements-here-are-some-resources/

Commission de vérité et de réconciliation: http://www.trc.ca/

RÉSEAU de la Stratégie de la communauté autochtone urbaine de Montréal : Trousse à outils pour les alliés autochtones: http://reseaumtlnetwork.com/wp-content/uploads/2019/02/Ally_email.pdf

 

Organisations autochtones à Montréal

Veuillez consulter le Guide de référence autochtone de Montréal (2011) élaboré par le RÉSEAU de la Stratégie de la communauté autochtone urbaine de Montréal.

https://www.mcgill.ca/fph/files/fph/guidereferenceautochtonean.pdf

 


 

Head & Hands Indigenous Solidarity Statement

This statement was brought about after several years of reflection on an organizational anti-racism policy, and through the work of generations of Head & Hands staff members, volunteers, and clients. This land acknowledgement is a work in progress; a step towards being better as an organization.

We live and work on the unceded territory of the Kanien’kehá:ka people on the island known to some as Montréal, which is known as Tio’tia:ke.

Head & Hands recognizes white supremacy’s effects on our work, and the ways in which we perpetuate or internalize white supremacist practices – particularly in how we inhabit Indigenous lands. It is also entrenched in our ignoring and/or denial of white supremacy’s effects: after existing under this system for hundreds of years, we become ignorant of the micro and macro effects on Indigenous populations, histories, and safety.

Though each individual member of our organization has their own history with this land and with the violence of colonialism, we all recognize the long history of Indigenous presence and continued relationship with this land. Some of us are settlers, some are – or are the descendants of the – forcibly displaced, but we are collectively committed to the pursuit of decolonization within our organization.

Head & Hands actively works to provide services that subvert institutional practices while providing medical, legal, and social (including counseling) services. Throughout Canada’s history, and to this day, all of these fields inflict(ed) immense amounts of harm to Indigenous communities. Those in power in Canada – mostly white people – use institutions to carry out the theft and desolation of land, the continued separation of families, the forced sterilization of Indigenous women, murder, erasure, and assimilation. Those wrongs continue: youth protective services replaced residential schools and the 60s Scoop, Indigenous women, girls, and two-spirit folk disappear, youth suicides in Indigenous communities are high. These are the direct results of government policy and activities, which have intentionally harmed Indigenous communities through forced displacement, withholding of resources, and genocide.

What Head & Hands does should feel comfortable for everyone, but we understand that as an institution led by non-Indigenous people, our organization cannot always be safe because we are part of a system complicit in violence.

Head & Hands works and has worked with all three levels of Canadian government, including in the procurement of our current space, which we received through an agreement with the City of Montreal. Head & Hands also works with corporations and institutions that reproduce or benefit from colonialism, that contribute to destruction of land, that harm Indigenous populations. We work in collaboration with institutions that do not share our values and goals and hope that in so doing we can spread our politics and approach.

 

What we are committed to:

  • The official Head & Hands Land Acknowledgement & Solidarity Statement must be displayed prominently on the Head & Hands website and office space. A link to the online land acknowledgment must be included in all staff email signatures, and online event promotion.
  • Head & Hands staff are encouraged to give land acknowledgements at all events and workshops. These should be as unscripted as possible, and based in the context of the event, the assembled group, the place the event is held, and the staff members’ relationship to land.
  • Head & Hands must close (for the entire day) in solidarity with Missing and Murdered Indigenous Women, Girls, and Two-Spirit people, attend the event, and promote on social media. This takes place annually in February and October. Head & Hands staff will also volunteer at these events as needed.
  • Head & Hands will annually donate a minimum of $5000 to Native Montreal, regardless of budgetary constraints. Native Montreal is the closest Indigenous organization to NDG, and provides youth, family, and LGBTQ programming. Donations made in winter.
  • Head & Hands will put aside minimum 10% of available tickets for Head & Hands events, to be offered for free to Indigenous youth and/or families.
  • Head & Hands will continue our education through a minimum of one workshop for complete staff per year, provided by an Indigenous group and/or organization, for which we will pay.
  • Head & Hands will participate in, and support, demonstrations from Indigenous groups that align with the values discussed in this Solidarity Statement.
  • All Head & Hand workshops are offered to Indigenous organizations free of charge.
  • Indigenous groups and organizations can use the Head & Hands space for free.

 

Land acknowledgements are not reconciliation. It is not enough to acknowledge land and violence without action. Head & Hands wants to be “co-resistors”, but understand that we are still far from that.

If you would like to talk to us about our work, our commitments, or our land acknowledgement, please fill out a feedback form here.

 

Land Acknowledgement

Tio’tia:ke (Montreal) has long served as a site of meeting and exchange amongst nations, including the Kanien’keha:ka (of the Haudenosaunee Confederacy), Huron/Wendat, Abenaki, and Anishinaabeg (Algonquin).

We thank the land on which we live, for providing us with the resources needed to survive and grow. Earth has existed long before humans have inhabited it, and will persist long after we are gone. We acknowledge the role of the Kanien’keha:ka, as custodians of the lands and waters, in protecting and caring for the resources from which we benefit today.

We also recognize the hundreds of First Nation, Inuit, and Metis groups that have been stewards of Turtle Island, and support ongoing Indigenous resistance across “Canada”.

This text was first approved by staff in March 2019. It will be reviewed once a year.

 

Links

Portions of our statement and acknowledgement are referencing Concordia University’s land acknowledgement. It was written by Shiann Wahéhshon Whitebean, Dr. Karl S. Hele, and Dr. Louellyn White.

Native Land: https://native-land.ca

apihtawikosisan: Beyond Territorial Acknowledgements: https://apihtawikosisan.com/2016/09/beyond-territorial-acknowledgments/

Coalition of Community Organizations: Thinking about Land Acknowledgements? Here are some resources.  https://coco-net.org/thinking-about-land-acknowledgements-here-are-some-resources/

Truth and Reconciliation Commission: http://www.trc.ca/

Montreal Urban Aboriginal Community Strategy NETWORK: Indigenous Ally Toolkit. http://reseaumtlnetwork.com/wp-content/uploads/2019/02/Ally_email.pdf

 

Indigenous Organizations in Montreal

Please consult Montreal Aboriginal Reference Guide (2011) developed by Montreal Urban Aboriginal Community Strategy NETWORK.

https://www.mcgill.ca/fph/files/fph/guidereferenceautochtonean.pdf